On vous dit qu’un lancement web prend des semaines.
Qu’il faut une étude de mots-clés, un cocon sémantique, un plan éditorial, un branding parfaitement calibré… avant même d’oser cliquer sur “Publier”.
Nous avons fait l’inverse.
Jeudi après-midi, nous avons commencé à produire le site de Backstage Builder, le projet que je lance avec Raphaël Agniel.
Vendredi matin, il était en ligne.
Page d’accueil, page offre, page produit pilote, mentions légales, questionnaire de candidature connecté à Notion, email pro relié à MailerLite, automatisation de message de bienvenue, Google Search Console, Google Tag Manager, Google Analytics.
Pas de recherche de mots-clés.
Pas d’optimisation SEO.
Pas de stratégie de contenu.
Juste une chose : une offre claire, structurée en amont.
Dans cet article, je vous montre exactement ce que nous avons fait, pourquoi nous l’avons fait dans cet ordre, et ce que cette expérience confirme sur le lancement d’un projet digital en 2026.
Parce qu’avant d’optimiser, il faut exister.
L’essentiel !
| Type de contenu | Étude de cas / Article de fond démonstratif |
| Thématique | Lancement de projet digital & MVP web |
| Public cible | Entrepreneurs, freelances, porteurs de projet, créateurs d’offre |
| Bénéfice clé | Comprendre comment lancer un site structuré en 48 heures sans attendre une stratégie SEO complète |
| Temps de lecture estimé | 13 minutes |
AFFICHER LE SOMMAIRE
- Avant la technique : le vrai travail était déjà fait
- Jour 1 : construire un socle minimum viable (mais propre)
- Transformer le site en machine à candidatures
- Poser les fondations invisibles : tracking et mesure
- Le paradoxe : lancer sans SEO volontairement
- Lancer ne suffit pas : il faut déclencher l’attention
- Ce que cette expérience confirme
- Ce qui va venir maintenant
- 📬 Envie d’aller plus loin ?
Avant la technique : le vrai travail était déjà fait
Quand on regarde un lancement “rapide”, on a tendance à croire que tout s’est joué en quelques heures.
En réalité, le site a été rapide parce que le plus important était déjà clarifié.
Avant même d’ouvrir WordPress, nous avions travaillé sur :
- le positionnement de Backstage Builder
- la cible (groupes déjà actifs, pas des débutants absolus)
- le format de la phase pilote
- la promesse précise
- les limites du projet
Autrement dit : l’offre existait déjà dans nos têtes… et sur nos documents.
C’est un point que beaucoup d’entrepreneurs négligent.
Ils commencent par le design.
Ils hésitent sur le logo.
Ils multiplient les pages “au cas où”.
Ils cherchent des mots-clés avant même d’avoir clarifié ce qu’ils vendent réellement.
Nous avons fait l’inverse.
Nous avons d’abord défini :
- Quel problème précis nous résolvons ?
- Pour quel type de groupe ?
- Avec quel niveau d’exigence ?
- Avec quelle charge de travail réaliste ?
- Et avec quel modèle économique viable ?
Ce travail stratégique a rendu la production presque mécanique.
Une page d’accueil devient simple à écrire quand la promesse est claire.
Une page produit se structure facilement quand le livrable est défini.
Un questionnaire devient pertinent quand on sait exactement quels profils on veut sélectionner.
Ce n’est pas la vitesse d’exécution qui est impressionnante.
C’est la clarté en amont.
Et c’est probablement la leçon la plus importante de ce lancement :
le site n’est qu’un support. La vraie structuration se fait avant.
Jour 1 : construire un socle minimum viable (mais propre)
L’objectif n’était pas de créer un “beau site”.
L’objectif était de créer un site fonctionnel, crédible et exploitable immédiatement.
Jeudi après-midi, j’ai commencé la production.
Vendredi matin, le socle était en ligne.
Nous avons volontairement limité le périmètre.
Les pages créées
- Une page d’accueil claire, centrée sur la phase pilote
- Une page présentant les offres (même si une seule est active pour l’instant)
- Une page produit détaillée pour le programme pilote
- Les mentions légales
Pas de blog.
Pas de section “ressources”.
Pas de storytelling à rallonge.
Juste ce qui est nécessaire pour :
- Comprendre le projet
- Comprendre l’offre
- Candidater
C’est tout.
Beaucoup de lancements échouent parce qu’on cherche à créer un écosystème complet dès le départ.
En réalité, un MVP web doit répondre à une seule question :
Est-ce que quelqu’un est prêt à passer à l’action ?
Si la réponse est oui, on optimise.
Si la réponse est non, on ajuste.
Pourquoi une seule vraie page produit
Nous avons choisi de détailler précisément un seul produit : la phase pilote.
Ce choix est stratégique.
Une page produit bien construite vaut mieux que cinq pages floues.
Une offre claire convertit mieux qu’un catalogue large mais indécis.
Cette contrainte nous a forcés à être précis sur :
- Ce qui est inclus
- Ce qui ne l’est pas
- Le cadre
- La temporalité
- Le nombre de projets retenus
Le site n’était pas “riche”.
Il était intentionnel.
Et surtout, ce socle avait une caractéristique essentielle :
il était prêt à évoluer.
On pouvait ajouter du contenu.
Optimiser le SEO.
Créer du maillage interne.
Déployer un blog.
Mais rien de tout cela n’était nécessaire pour lancer.
Transformer le site en machine à candidatures
Un site qui “présente” un projet, c’est bien.
Un site qui qualifie, trie et structure les candidatures automatiquement, c’est autre chose.
Dès le départ, l’objectif n’était pas d’avoir des “messages”.
L’objectif était d’avoir des candidatures exploitables.
Le choix d’un questionnaire (plutôt qu’un simple formulaire)
Nous avons utilisé Tally pour créer un questionnaire structuré.
Pourquoi pas un simple formulaire de contact ?
Parce que nous ne cherchions pas des échanges vagues.
Nous cherchions des projets sérieux.

Le questionnaire permet de :
- Filtrer les profils non pertinents
- Comprendre le niveau de maturité du groupe
- Identifier les attentes
- Gagner du temps lors des appels
Un bon formulaire n’est pas un outil de collecte.
C’est un outil de qualification.
Connexion à Notion : centraliser dès le départ
Chaque réponse Tally est envoyée automatiquement dans une base Notion.

Résultat :
- Toutes les candidatures sont structurées
- Les données sont exploitables immédiatement
- On peut trier, commenter, taguer
- On évite les copier-coller d’emails
Dès le premier jour, le projet avait une colonne vertébrale organisationnelle.
C’est un détail invisible pour l’utilisateur.
Mais c’est fondamental pour la gestion.
Adresse mail pro + automatisation MailerLite
Nous avons également :
- Créé une adresse email dédiée via Hostinger
- Relié cette adresse à MailerLite
- Configuré un message automatique de bienvenue

Pourquoi ?
Parce qu’un projet qui envoie un email immédiatement :
- Rassure
- Pose un cadre
- Confirme la prise en compte
- Donne une première image professionnelle
Ce message automatique n’est pas du “marketing”.
C’est de la structure.
À ce stade, le site n’était plus une vitrine.
C’était un système :
- Page claire
- Offre précise
- Qualification automatisée
- Base de données structurée
- Email de confirmation
- Process prêt pour les appels
Et pourtant, nous n’avions toujours fait aucune optimisation SEO.
Poser les fondations invisibles : tracking et mesure
Un lancement rapide ne doit pas être un lancement aveugle.
Même si l’objectif n’était pas le trafic SEO au départ, il était hors de question de mettre le site en ligne sans instrumentation.
Dès le premier jour, j’ai connecté :
- Google Search Console
- Google Tag Manager
- Google Analytics
Pourquoi aussi tôt ?
Parce qu’un projet digital qui ne mesure rien dépend uniquement de l’intuition.
Et l’intuition est un très mauvais tableau de bord.
Google Search Console : exister dans l’index
Search Console permet de :
- Vérifier l’indexation
- Soumettre le sitemap
- Observer les premières impressions
- Détecter d’éventuels problèmes techniques
Dès les premières heures, le site était déclaré proprement.
Même sans stratégie SEO, il était prêt à être analysé.
Google Tag Manager : anticiper l’évolution
Beaucoup installent directement un simple script Analytics.
J’ai préféré passer par Google Tag Manager.
Pourquoi ?
Parce que cela permet ensuite :
- D’ajouter des événements
- De suivre des clics précis
- De mesurer des conversions
- D’évoluer sans toucher au code
C’est une logique d’anticipation.
Même un MVP peut être structuré intelligemment.
Google Analytics : comprendre les premiers signaux
L’objectif n’était pas d’analyser 10 000 visiteurs.
L’objectif était de :
- Observer le comportement des premiers arrivants
- Voir les pages consultées
- Mesurer le temps passé
- Identifier les points de friction
Quand on lance via les réseaux sociaux, les premiers signaux sont précieux.
Ils permettent d’ajuster immédiatement.
À ce stade, le projet avait :
- Une offre claire
- Un système de qualification
- Une base de données structurée
- Une automatisation email
- Un dispositif complet de tracking
Toujours sans SEO.
Et c’est là que le paradoxe devient intéressant.
Le paradoxe : lancer sans SEO volontairement
Je n’ai fait aucune recherche de mots-clés.
Pas d’analyse de volumes.
Pas d’étude concurrentielle.
Pas de cocon sémantique.
Pas d’optimisation on-page poussée.
Pour quelqu’un qui vend du SEO, ça peut sembler incohérent.
En réalité, c’était un choix.
Pourquoi ne pas avoir commencé par le SEO ?
Parce que l’objectif du lancement n’était pas le trafic.
L’objectif était la validation.
Avant de chercher à attirer 1 000 visiteurs par mois, il faut répondre à une question beaucoup plus simple :
Est-ce que des personnes ciblées sont prêtes à candidater ?
Le SEO est un levier d’amplification.
Il ne remplace pas l’adéquation offre / marché.
La logique MVP
Ce lancement était un MVP digital.
Minimum.
Viable.
Product.
Minimum :
Peu de pages, pas de blog, pas de surproduction.
Viable :
Une offre claire, un cadre précis, un nombre limité de projets.
Product :
Un système fonctionnel capable de recevoir et structurer des candidatures.
Dans cette phase, optimiser pour Google n’était pas prioritaire.
Exister et tester, oui.
L’optimisation viendra après
Maintenant que le projet est en ligne, plusieurs chantiers peuvent commencer :
- Recherche de mots-clés autour du positionnement
- Création de contenus pédagogiques
- Structuration d’un maillage interne
- Optimisation progressive des pages
Le SEO devient alors un accélérateur.
Pas un prérequis paralysant.
Ce point est important.
Beaucoup de porteurs de projets restent bloqués dans la préparation :
- “Je dois d’abord analyser le marché.”
- “Je dois d’abord faire un plan éditorial.”
- “Je dois d’abord optimiser.”
Résultat : ils ne lancent jamais.
Nous avons fait l’inverse.
Nous avons lancé.
Puis nous optimiserons.
Lancer ne suffit pas : il faut déclencher l’attention
Le site était en ligne.
Mais sans trafic, il ne se passe rien.
Nous avons donc enchaîné immédiatement avec la communication.
1️⃣ La vidéo longue : expliquer le projet en profondeur
- Version complète d’environ 20 minutes
- Publiée sur ma chaîne YouTube pro
- Objectif : poser le cadre, expliquer la phase pilote, détailler la vision
Ce format sert à :
- Rassurer
- Montrer le sérieux
- Filtrer les profils
- Donner de la profondeur au projet
Ce n’est pas du “buzz”.
C’est du positionnement.
2️⃣ Les formats courts : déclencher la curiosité
Ensuite on a refait un peu de montage :
- Mon short de 2 minutes
- Le short d’1 minute de Raphaël
Objectif :
- Adapter le message aux algorithmes sociaux
- Multiplier les points d’entrée
- Créer un effet de répétition
On passe d’un message long (autorité)
à des formats courts (attention).
3️⃣ Les premiers signaux off-site
On a fait quelque chose d’important, même si les liens sont nofollow :
- Publication LinkedIn
- Publication Facebook
- Lien vers le site partout
- Lien vers la vidéo
Ce n’est pas du netlinking SEO.
Mais c’est :
- Un signal d’existence
- Un signal de cohérence
- Un signal d’engagement
- Un déclencheur d’indexation rapide
Et c’est là que Google comence à réagir.
4️⃣ L’anecdote Google : un signal symbolique
Jeudi soir :
Quand on tapait “Backstage Builder”, le .com anglophone sortait (un site de com’ b2b).
Samedi après la diffusion :
- Backstagebuilder.fr en première position
- La vidéo YouTube dans l’encart vidéo

Sans SEO.
Sans backlinks.
Sans stratégie de contenu.
Simplement avec :
- Un site propre
- Une marque cohérente
- Une diffusion immédiate
- Des signaux d’activité
Ce que cette expérience confirme
Ce lancement n’a rien d’exceptionnel techniquement.
Mais il confirme plusieurs choses que j’observe depuis des années.
1️⃣ L’action clarifie plus que la réflexion
On peut réfléchir des semaines à une offre.
On peut peaufiner une promesse.
Reformuler.
Hésiter.
Mais tant que le projet n’est pas confronté au réel, tout reste théorique.
Mettre un site en ligne, publier une vidéo, partager sur les réseaux…
Ça force la précision.
Ça oblige à assumer.
Et surtout, ça déclenche des retours concrets.
2️⃣ La structure vaut plus que la sophistication
Nous n’avons pas :
- Un design ultra personnalisé
- Un tunnel complexe
- Une stratégie SEO avancée
- Un blog rempli d’articles
Et pourtant, le système fonctionne.
Pourquoi ?
Parce que la structure est claire :
- Une offre précise
- Un cadre défini
- Un processus de qualification
- Un suivi mesurable
Un projet solide repose d’abord sur une architecture logique.
La sophistication vient après.
3️⃣ Le SEO est un amplificateur, pas un point de départ obligatoire
Je le répète souvent.
Le SEO est un levier puissant.
Mais il amplifie quelque chose qui existe déjà.
Si l’offre est floue, il amplifie la confusion.
Si la promesse est faible, il amplifie la faiblesse.
Si la structure est solide, il amplifie la solidité.
Dans notre cas, nous avons choisi :
- Clarifier
- Lancer
- Mesurer
- Optimiser ensuite
Pas l’inverse.
4️⃣ Un site n’est pas une vitrine, c’est un système
Ce point est central.
Un site isolé ne sert à rien.
Un site relié à :
- Un questionnaire
- Une base de données
- Une automatisation email
- Des outils de mesure
- Une diffusion sociale
devient un écosystème.
Et c’est cette logique systémique qui fait la différence.
5️⃣ La vitesse est possible quand les décisions sont déjà prises
Beaucoup de lenteurs viennent de l’indécision.
Quand :
- Le positionnement est flou
- La cible est large
- Le modèle économique n’est pas stabilisé
alors la production devient laborieuse.
Ici, la vitesse n’était pas un exploit.
Elle était la conséquence d’un travail stratégique préalable.
Ce qui va venir maintenant
Le lancement est fait.
Maintenant, le vrai travail commence.
Backstage Builder n’est plus une idée.
Ce n’est plus un document Notion.
Ce n’est plus une conversation entre Raphaël et moi.
C’est un projet public.
Et un projet public évolue.
1️⃣ L’optimisation SEO va arriver
Nous allons maintenant :
- Travailler les requêtes stratégiques
- Structurer un début de maillage interne
- Ajouter du contenu pédagogique
- Consolider le positionnement
Cette fois, le SEO interviendra comme levier d’amplification.
Pas comme béquille.
Il viendra renforcer une offre déjà testée, un système déjà fonctionnel, une diffusion déjà engagée.
2️⃣ L’analyse des candidatures va affiner l’offre
Les premiers dossiers vont nous apprendre :
- Ce que les groupes comprennent mal
- Ce qu’ils survalorisent
- Ce qu’ils sous-estiment
- Les freins récurrents
Un projet évolue au contact du réel.
Ce retour terrain est plus précieux que n’importe quelle étude théorique.
3️⃣ Le projet va s’épaissir, progressivement
Nous pourrons :
- Ajouter des contenus d’accompagnement
- Déployer une vraie chaîne YouTube dédiée
- Structurer une documentation publique
- Affiner les process
Mais nous le ferons à partir d’une base vivante.
Pas d’un fantasme.
4️⃣ Et pour moi, en tant que consultant SEO
Cette expérience confirme quelque chose d’essentiel.
Le SEO n’est pas un point de départ obligatoire.
C’est un accélérateur puissant quand :
- L’offre est claire
- Le système est structuré
- La diffusion est cohérente
- La promesse est assumée
Je pourrais te parler d’optimisation technique, de maillage interne, d’intention de recherche.
Je le ferai.
Mais d’abord, je préfère te montrer une chose :
Lancer.
Structurer.
Mesurer.
Puis optimiser.
Dans cet ordre.
Si je devais résumer ce lancement en une phrase :
On n’a pas cherché à être parfaits.
On a cherché à être opérationnels.
Et parfois, c’est largement suffisant pour commencer.
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