Le keyword stuffing, ou bourrage de mots-clés, consiste à remplir une page de mots-clés ou de chiffres pour manipuler son classement. Google le range parmi ses règles anti-spam. Et ce qui le définit, ce n’est pas un nombre d’occurrences, c’est l’intention de manipuler.
L’essentiel
- Définition de Google : remplir une page de mots-clés ou de chiffres pour manipuler le classement.
- Aucun seuil officiel : la « densité idéale » de 2 à 6 % n’a jamais été publiée par Google.
- Risque réel : une page ou une fiche locale qui descend, voire disparaît des résultats.
Ce que Google appelle vraiment keyword stuffing
Dans ses règles anti-spam, Google donne trois exemples : des listes de numéros de téléphone sans valeur, des blocs de villes et de régions alignées pour ranker dessus, et la répétition de mots ou de phrases jusqu’à sonner faux.
Le bourrage peut aussi se cacher : le Journal du CM décrit le texte invisible (police de la même couleur que le fond), courant dans les années 2000, et la suroptimisation des métadonnées.
Selon Search Engine Roundtable (1er novembre 2023), Danny Sullivan, Search Liaison de Google, a précisé que le nombre de répétitions ne fait pas le bourrage : le vrai spam, c’est répéter un terme « in non-sensical patterns over and over ». Il l’illustre ainsi : « Welcome to our article about THIS THING. Many people wonder if THIS THING is the best of THIS THING… ». Son conseil : « just write like you would for people », autrement dit écrire pour des humains.
Le mythe de la densité à 2-6 %
Voilà où certains guides français dérapent. Un guide du Journal du CM (2021) écrit qu’« il est généralement considéré » que ce taux doit rester entre 2 % et 6 %, sans citer de source. Partoo évoque une approche courante autour de 2 %, tout en reconnaissant qu’aucune règle officielle n’existe. Et dans les pages de Google consultées pour cet article, aucune cible de densité n’est publiée.
Mon avis : traiter ce chiffre comme un seuil de sécurité, c’est se rassurer avec une règle qui n’existe pas. Un outil qui affiche 1,8 % ne dit rien de la lisibilité, et un texte à 4 % peut très bien se lire sans accroc. Le bon test est la relecture à voix haute. Si un mot-clé revient comme un tic, retirez-le.
Ce que ça peut coûter
Google dit repérer les infractions par des systèmes automatisés et, au besoin, par une revue humaine pouvant déboucher sur une action manuelle. Il cite SpamBrain parmi ses systèmes. Les sites concernés peuvent apparaître plus bas dans les résultats, voire ne plus apparaître du tout. Ce cadre vaut pour l’ensemble des infractions aux règles anti-spam, pas seulement pour le bourrage de mots-clés.
Les fiches Google Business Profile sont aussi citées par Partoo, un éditeur de logiciel et non Google : la suspension peut être partielle (la fiche reste visible mais n’est plus modifiable) ou totale (elle disparaît, avec ses avis et ses photos). Partoo conseille de garder pour nom de fiche celui de l’enseigne, sans ville ni activité ajoutée. À recouper avec les consignes officielles de Google pour les fiches avant d’agir.
Écrire sans bourrer
Varier le vocabulaire, employer des synonymes et traiter les sujets voisins aide à ne pas répéter le même terme : pour structurer ces sujets voisins entre eux, voir le cocon sémantique. Mais ce n’est pas une garantie mécanique. Un texte peut être varié et rester artificiel.
Reste une question ouverte : à partir de quand une page qui répète sa requête pour rassurer Google cesse-t-elle d’être de l’optimisation et devient-elle du spam ? Google donne des exemples, pas de seuil.
📬 Envie d’aller plus loin ?
Je partage chaque weekend des conseils concrets pour créer, optimiser et monétiser ta présence en ligne (plateformes, SEO, copywriting…).
Pas de spam. Pas de blabla.
Juste une newsletter utile, écrite à la main par un freelance qui vit de ses contenus.
🎁 En bonus à l’inscription :
➡️ Un audit SEO ou appel stratégique offert (pour abonnés uniquement)
FAQ
Quelle densité de mots-clés faut-il viser pour éviter le keyword stuffing ?
Aucune densité officielle n’existe : Partoo le reconnaît, et le guide qui avance 2 à 6 % ne cite aucune source. Selon Search Engine Roundtable (2023), Danny Sullivan indique que la question est de savoir si le texte se lit naturellement pour un humain. Une relecture à voix haute permet de repérer un mot-clé qui sonne forcé.
Que se passe-t-il si ma fiche Google Business Profile est accusée de bourrage de mots-clés ?
D’après Partoo, la suspension peut être partielle (la fiche reste en ligne mais n’est plus modifiable) ou totale (la fiche disparaît, avec ses avis et ses photos). Partoo recommande que le nom de la fiche reste celui de l’enseigne, sans ville ni activité ajoutée.





